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Critique « Le décembre italien » de Jérémie Bossone

Caractéristiques de l’album:

Le premier album de Jérémie Bossone, intitulé Gloires, était une sorte de présentation du personnage. Nous y découvrions un chanteur maudit à la verve mélancolique. Un univers très intimiste aux antipodes de son deuxième album Les mélancolies pirates. Un second opus qui se voulait extravagant, tout en démesure, écrit et interprété en collaboration avec un certain Kapuche, dont l’excentricité n’a d’égale que la poésie à la fois douce et mordante de ses textes.

Vous l’aurez donc compris, Jérémie Bossone est un peu comme les personnages de Dragon Ball qu’il affectionne tant. C’est-à-dire que chaque fois qu’il revient sur le devant de la scène c’est sous une nouvelle forme et encore plus fort. En effet, dans Le décembre italien c’est un chanteur romantique que l’on découvre, ou plutôt que l’on redécouvre puisque ceux qui, comme nous, on eut la chance de lire Crimson Glory (le premier roman de Jérémie Bossone) avaient déjà eu un aperçu de cette facette de l’artiste. 

Cependant, n’allez pas croire que Jérémie est du genre à faire rimer amour avec toujours, loin de là, puisque ce sont des histoires de passions mortes que nous conte le chanteur. Pourtant, étrangement, loin de toutes rancœurs, il se dégage de cet album une sorte de plénitude, de nostalgie même face à ces temps révolus où le cœur de l’artiste débordait de sentiments. Dans Le décembre italien, il nous raconte seulement des tranches de vie, de petits instants de bonheur ou de galère dans le pays éternel des amoureux.

Enfin, d’un point de vue musical, la patte Bossone est là aussi. L’album s’ouvre sur Le décembre italien, un morceau aux accents de Bob Dylan (ouverture à l’harmonica suivie par une rythmique entraînante à la guitare). Puis vient ensuite, Florence, une véritable ballade à l’ancienne avec seulement la voix du chanteur posée sur quelques accords de guitare. Cet équilibre constant entre pop et rythmes langoureux reflète donc à merveille l’état d’esprit romantique de Jérémie Bossone.  Un homme toujours tiraillé entre la peine d’avoir perdu l’amour et la joie de l’avoir connu.

Le décembre italien est un album à l’ancienne dans sa forme avec une touche de modernité dans son fond. Le titre Interchangeables en est le plus brillant exemple, puisque derrière une mélodie « old school » Jérémie Bossone y traite d’un sujet assez novateur pour une chanson d’amour. De plus, nous retrouvons dans cet album tout le talent d’écriture du chanteur. Un véritable artiste qui est capable, tout comme Jacques Brel à l’époque, de glisser une note d’humour ou un mot vachard au détour de n’importe laquelle de ses déclarations. 

Cette chronique a été réalisée à partir d’un album offert par Jérémie Bossone (encore merci pour la petite dédicace l’ami).

Notre note:
4/5

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