Ça commence comme ça :
Sur les terres de la Couronne, les cauchemars prennent vie pour tuer leurs hôtes. Arane Heos, chasseuse légendaire au passé tourmenté, revient à la capitale avec Vénus, sa fille adoptive. Vénus, née mi-humaine mi-cauchemar, lutte pour maîtriser ses pouvoirs instables et comprendre son identité.
Pendant ce temps, des Épeires disparaissent, et l’Ordre est soupçonné de corruption. Un mystérieux assassin, Alisteir, utilise leurs corps pour créer des cauchemars.
Arane va devoir enquêter. Elle confie alors Vénus à Ovide, un mentor lié à son passé, pour l’accompagner à Lydie et l’aider à trouver sa voie.
Ce que nous en pensons :

Avant de commencer, nous devons préciser que nous n’avons pas lu le premier arc d’Oneira.
Cependant, grâce au rapide résumé du début de tome et à la scénarisation plutôt maligne de Cab, nous avons réussi, sans (trop) de peine, à rattacher les wagons et à suivre l’intrigue.
Vous l’aurez donc compris, nous découvrons ici l’univers très particulier d’Oneira.
Le moins que nous puissions dire, c’est qu’il s’agit ici d’une véritable claque.
Dès ce premier tome, Oneira – L’Ère des souverains nous promet déjà un arc dense où action et intrigues vont nous tenir en haleine. Cab, tisse ici une véritable toile pour nous retenir captifs. Il développe des personnages tous plus charismatiques, les uns que les autres, mais aussi une trame des plus intelligentes.
© 2025 Di Meo – Cab – Kana (Dargaud-Lombard s.a.)
En effet, Cab ne se contente pas de nous proposer un scénario de Dark Fantasy classique. Il y incorpore des enjeux politiques qui rendent sa trame passionnante.
De plus, le scénariste prend le temps de développer ses personnages tout en réussissant l’exploit de nous livrer un premier tome fluide à lire.

© 2025 Di Meo – Cab – Kana (Dargaud-Lombard s.a.)

Enfin, il serait complètement injuste de terminer cette critique d’Oneira – L’Ère des souverains sans évoquer le travaille de Federica Di Meo.
La dessinatrice fait preuve ici d’un souci du détail hors du commun.
Ceci s’illustre notamment lorsqu’elle nous offre de belles doubles plages de décors somptueux.
Federica Di Meo donne véritablement vie aux personnages en leur apportant des mimiques et des postures très réalistes.
Cependant, nous avons trouvé que les cauchemars étaient tellement détaillés qu’ils en devenaient parfois difficiles à lire pour l’œil.
© 2025 Di Meo – Cab – Kana (Dargaud-Lombard s.a.)
Que vous ayez lu ou non le premier arc de la saga Oneira, ce premier tome d’Oneira – L’Ère des souverains reste d’une efficacité démoniaque. Cab, propose ici un scénario mélangeant habilement combats épiques et intrigues politiques, le tout sans négliger de développer ses personnages. Quant à sa complice Federica Di Meo, elle nous livre des planches d’une beauté à couper le souffle. Vous l’aurez compris, Oneira – L’Ère des souverains n’a rien à envier aux plus grands de la Dark Fantasy.
Caractéristique de l’album :

- ONEIRA – L’ÈRE DES SOUVERAINS – TOME 1
- Scénario: CAB
- Dessin: FEDERICA DI MEO
- Genre: Dark Fantasy
- Classification: Pour public averti
- Nombre de pages: 192 noir et blanc
- Éditeur: Kana (Collection Dark Kana)
- Date de sortie: 30 janvier 2026
- Prix: 8,10€
Cette chronique a été réalisée à partir d’un album offert par l’attachée de presse des éditions Kana .