Coup de cœur Coffret UHD 4K « Gamera -Les années Showa – Partie 1 »
Ça commence comme ça :
Suite à une explosion nucléaire, une tortue préhistorique émerge de l’océan et détruit des villes au large du Japon. Son nom est Gamera.

Ce que nous en pensons :
Le Japon est un pays fascinant. Que ce soit dans le style de vie de ses habitants, sa culture oscillant entre modernisme et respect strict des traditions… il intrigue autant captive.
Pourtant, ce qui le distingue le plus des autres pays, c’est son rapport à l’art, là aussi soumis à la tradition, mais terriblement ouvert au présent (vers même au futur). Preuve en est des mangas avec leurs codes bien particuliers.
En ce qui concerne le cinéma, le Japon a toujours voulu allier long-métrages à grand spectacle et satire sociale. C’est ainsi que le style Kaigu eiga (films de monstres) est né.
Si son plus grand représentant est, sans conteste, Godzilla, notre ami Gamera a su, à son époque, tirer lui aussi son épingle du jeu.

Cependant, et contre toute attente, alors que la popularité de Godzilla n’a cessé de croître à travers le monde, celle de Gamera avait perdu de sa superbe.
Une injustice flagrante aujourd’hui réparée, car pour ses 60 ans la tortue volante de chez Daiei Studio s’est fait faire un lifting impressionnant !
En effet, la restauration des trois films qui compose le coffret Gamera – Les années Showa – Partie 1 est tout simplement incroyable. Les images sont nettes, les contrastes profonds et le son (attention, les trois longs-métrages ne sont proposés ici qu’en japonais sous-titré français) est parfait. Une véritable prouesse technique encore accentuée par les supports UHD 4K.

Mais parlons scénario.
Comme écrit plus haut, le cinéma fantastique japonais a toujours mélangé le spectaculaire au satyrique.
Les trois longs-métrages du coffret Gamera – Les années Showa – Partie 1 en sont un parfait exemple.
Ainsi dans Gamera, notre tortue est réveillée par le crash d’un avion russe chargé de bombes nucléaires au Pôle Nord. Un postulat de départ qui, l’air de rien, fait terriblement échos avec les bombardements de Nagasaki et d’Hiroshima. De plus, alors que l’armée peine à se débarrasser du monstre, la solution va venir d’un enfant. Là aussi, nous pouvons y voir un tacle envers les institutions militaires ainsi qu’un message d’espoir pour les générations futures.
En ce qui concerne Gamera contre Barugon, le seul survivant d’une expédition menée sur une île en rapporte une pierre précieuse qui s’avère être un œuf de lézard. L’histoire aurait pu s’arrêter là si des scientifiques n’avaient pas exposé le petit animal à de fortes radiations le transformant en un monstre géant destructeur.
Vous l’aurez compris, ici ce sont les dérives de la science qui sont directement visées.

Enfin, dans Gamera contre Gyaos c’est une éruption volcanique qui réveille Gyaos. C’est donc un pamphlet écologique bien avant l’heure qui nous était proposé ici.
Nous clôturerons cette critique en parlant du coffret proposé par Roboto Films.
La maison d’édition de se moque pas de nous et nous livre un objet à la hauteur de ce qu’il contient. Trois superbes digipacks glissés dans un fourreau tout aussi élégant qui pourront trôner fièrement aux côtés d’éditions collector de prestiges.
Pour les 60 ans de la tortue volante Gamera, Roboto Films nous livre un coffret aussi somptueux que bien rempli. Trois films de monstres, certes très kitch, mais qui ne sont pas sans intérêt, loin de là. Avec cette trilogie, Daiei Studios nous invite à la réflexion autant qu’à l’amusement. Trois petits bijoux poétiques et désuets que nous ne nous lassons pas de revoir. De plus, la restauration des œuvres est tout simplement incroyable. Seul bémol, les trois longs-métrages ne sont proposés qu’en version japonaise sous-titrée en français.
Les bonus :
Le somptueux coffret signé Roboto Films contient:
- Un livret de 60 pages signé Jordan Guichaux:
Le co-créateur de la web-émission Toku Scope revient ici sur les coulisses des trois films qui composent ce coffret. Le journaliste nous dévoile les secrets de la naissance de Gamera, nous dit tout sur la création des effets spéciaux ainsi que la production plus ou moins houleuse de cette première trilogie… Enfin, il bifurque un peu sur l’après Gamera contre Gyaos. Un livret très intéressant et surtout richement illustré d’images d’archives. - 10 cartes postales reprenant des scènes clefs des trois films.
- 1 poster
Les Blu-ray UHD 4K contiennent quant à eux:
- Chaque film est présenté par Fabien Mauro (22min/ 21min/ 19min30 VF)
Le journaliste nous parle des effets spéciaux, de l’accueil du public… Trois segments indispensables. - Chaque film s’accompagne d’une interview de Shinji Higuchi et Shunichi Ogura, responsables de la restauration 4K des trois premiers opus de la saga (3X8min environ VOSTFR)
Les deux « magiciens des images » nous expliquent les difficultés rencontrées pour restaurer les films sans gâcher le cachet kitch qui les rend si particuliers.
Caractéristiques des Blu-Ray UHD 4K/ Blu-Ray:

GAMERA / GAMERA CONTRE BARUGON / GAMERA CONTRE GYAOS
De: NORIAKI YUASA/ SHIGEO TANAKA
Avec:EIJI FUNAKOSHI, HARUMI KIRITACHI, JUNOCHIRO YAMASHITA…
Nationalité: Japonais
Genre: Kaigu eiga/ Films de monstres
Classification: Tous publics
Durée: Gamera: 1h21, Gamera contre Barugon: 1h40, Gamera contre Gyaos: 1h27
Producteur: Daiei Studios, Toei Company
Distributeur: Roboto Films
Date de sortie: 25 février 2026
Cette chronique a été réalisée à partir de Blu-Rays UHD 4K offerts par l’attachée de presse du groupe Roboto Films.
Nos notes:
