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Interview de Vincent Cateigne pour la sortie de son album « Izipizi »

Bonjour Vincent,
Tout d’abord, peux-tu nous parler un peu de toi ?

Je m’appelle Vincent et suis né à Beauvais. J’ai commencé la guitare et le chant à l’âge de 8 ans, initié par mon père et mon frère. J’ai ensuite joué dans plusieurs groupes et écumé les cafés concerts de ma région avant de partir à Paris. J’y ai accompagné des artistes et multiplié les premières parties (Singuila, Corneille…). En 2009, j’ai créé une performance artistique, “Fabulari, mêlant chansons originales en français, percussion corporelle et langue des signes. Puis j’ai obtenu le diplôme d’Intervenant En Musiques Actuelles à l’ATLA. En 2012, avec mon épouse, nous avons monté l’asso Musica Ficta France et fait le tour du monde, avant de s’installer à Singapour en 2013. Je me suis fait un nom en Asie grâce à mon projet “Plumbum” et la sortie en 2017 de mon livre musical : “A nomad around the world”. Enfin, j’ai été repéré par le label Nudacy Records et sorti mon premier album, “Atmosphere”, en 2019. Je défends aujourd’hui mon deuxième opus : “Izipizi”.

Les quelques titres que nous avons eu la chance d’écouter en avant-première sont assez éclectiques. Qu’elles ont été tes influences sur l’album « Izipizi » ? Et d’ailleurs d’où vient ce nom?

J’ai beaucoup voyagé et ma musique s’inspire d’abord des lieux que je visite et des belles rencontres. D’autre part, je ne me colle aucune étiquette et j’aime tous les styles : funk, neo soul, hip hop, salegy, bossa nova… je me laisse donc guider par mon inspiration une fois en studio. Concernant le titre de l’album, “Izipizi”, c’est une expression anglo-saxonne que l’on peut traduire par « tranquille » ou « à l’aise ». Et c’est ce que j’ai ressenti durant les 6 mois d’enregistrement, ou les choses se sont enchaînées de façon très fluide…’Izipizi, quoi ! (sourire)

Tout comme ton premier album « Atmosphère » (sorti l’année dernière), « Izipizi » est très relaxant, voire même apaisant. Le « Hacuna Matata » est-il ta philosophie de vie ?

Les deux albums ont des sonorités très différentes. Mais je suis quelqu’un de calme et assez lunaire. J’aime les gens, découvrir de nouveaux horizons, explorer le monde. Cela se ressent forcément un peu dans ma musique, et c’est sans doute ce qui explique ce côté aérien dans les deux albums.

Dans le titre « Caixas« , nous pouvons entendre la voix de la slameuse Farah Chamma. Comment est venue cette collaboration ?

Je venais de terminer l’instru de “Caixas” lorsque je suis tombé sur une vidéo de Farah. J’ai immédiatement adoré son flow, et elle avait l’avantage de parler brésilien, ce qui se prêtait parfaitement à l’ambiance du morceau. On a échangé quelques mails, puis je lui ai envoyé le titre qui lui a tout de suite plu.

La pochette de l’album rappelle étrangement la patte du mangaka Akira Toriyama. Est-ce un artiste que tu admires ?

Je suis un enfant des années 90. Le Club Dorothée c’est toute ma jeunesse. Quant à Akira Toriyama, il est celui qui m’a fait aimer l’univers des mangas et “DBZ. Grâce à lui, j’ai eu envie de partir à la recherche d’autres pépites de l’animation japonaise, à commencer par “Dr Slumpdu même auteur. Cette pochette, dessinée par le très talentueux Pierrick (qui est aussi mon neveu), est donc un double hommage : à Akira évidemment, mais aussi aux années 80 par le choix des couleurs à la fois flashy et passées.

Quels sont tes projets ? Tournée? Tournage de clip ?

Entre la sortie du premier titre “Together is better”, le 1er juin, et celle de l’album le 28 juin, deux singles vont paraître : “Caixas” le 10 juin et “Izipizi” le 19 juin. Après tout ça, je vais me consacrer à des collaborations et la deuxième saison de mon émission radio (“Mon B.O. ciné” sur Radio Grand Paris). Enfin, je travaille sur un conte musical dont j’ai écrit le texte et la musique, pour lequel une comédienne française prêtera sa voix et qui verra le jour en octobre 2021.

Et enfin, quelle question ne t’a-t-on jamais posée, mais à laquelle tu aimerais répondre ?

Pourquoi avoir choisi de faire de la musique ?… Ce à quoi je répondrais que c’était pour moi le seul moyen de traduire les émotions sur lesquelles je n’arrivais pas à poser de mots.

Merci Vincent.
Et pour ceux qui auraient raté notre critique de l’album « Izipizi », la séance de rattrapage est ici.

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